1218 : Le Plessis Pasté

Le village fut fondé au XIIIème siècle, en 1218, par Guillaume PASTE, fils de Ferry Pasté, maréchal de France. Il est issu d'une famille dont le nom figurait sur la liste des chevaliers de la Châtellenie de Corbeil. Notre village se limite alors aux Bordes. Ce hameau se composait du château ainsi que d’une ferme. Le village s’est réellement construit avec le quartier que l’on appelle aujourd’hui le Vieux Plessis. La route de Liers était à l’époque la rue principale.

Plessis vient du latin Plectere qui signifie enlacer. Il s’agissait en fait de petits clos fermés par des branchages afin qu’aucune bête ne puisse y causer de dégâts. Pâté vient du nom d’un des fondateurs Paste, transformé du vieux français.

 

1317

Au mois d’octobre 1317, Jean Pasté, évêque de Chartres, devient seigneur du Plessis en considération de l’attachement et de la fidélité qu’il avait eu envers Louis X et Philippe V, son frère. Après la mort de Jean Pasté, évêque de Chartres, nous trouvons une Jeanne, qualifiée Dame du Plessis-Pasté en 1399. Marie la Pâtée qu’on dit avoir été nièce de Jean, prenait pareillement le titre de Dame du Plessis-Pasté en 1405.

 

1619

La Seigneurie du Plessis appartint ensuite à Jean Blosset, Chambellan du Roi. Il était Seigneur du Plessis sous Louis XI. Un autre Jean Blosset l’était pareillement sous Charles IX et Henri III. La soeur de ce dernier porta après lui cette terre à Louis de Montberon qu’elle épousa. En 1619, Jean de Montberon, son petit-fils, possédait cette Terre. Elle passa ensuite à Geoffroy de Laigue, Conseiller d’État. C'est depuis celui-ci que la Terre du Plessis-Pâté a le titre de Baronnie. Il réhabilita le château et fit planter un parc, le bois du Labyrinthe, sur le dessin du célèbre Monsieur Le Nôtre. Après Geoffroy de Laigue, M. François d’Argouges, Conseiller d'État et Chancelier de la Reine, acquit la Baronnie du Plessis-Pâté. Ses héritiers le vendirent après lui, le 24 mai 1709, à Charles-Louis Kadot, Comte de Sebbeville. La famille est restée en possession de la terre du Plessis jusqu'à la Révolution. La dernière descendante fut la Comtesse d’Esclignac.

 

1657

Le Plessis-Pâté a été érigé en paroisse le 26 juillet 1657. L’Église est sous le vocable de la Sainte Vierge. C'est un monument de forme crucifère, à nef unique. Le clocher est au nord, le cimetière au midi. Sur l'entablement est inscrit la date 1661. A l’intérieur se trouvait un mausolée en marbre qui fut élevé à la mémoire de Madame la Comtesse de Sebbeville.On raconte qu’il y avait autrefois dans l’ancien château une chapelle renfermant des cloches semblables à celle de l'église. Un seigneur mécontent de leur "ramage", en fit transporter certaines à l'Église Saint Pierre et enfouit la plus grosse dans le parc du château, en un lieu tenu secret. Est-ce pour cela que dans les nuits d'hiver, près de l’âtre, les paysans racontaient avec émoi "Voici minuit, c’est l’heure où la morte vengeresse se lève de la terre et sonne le glas des cloches". L'Église Notre Dame des Victoires est desservie par le curé de la Paroisse de Brétigny-sur-Orge.

 

1789 : Le Plessis-Pâté

Après la Révolution, et plus particulièrement dans la seconde moitié du XIXème siècle, le village va réellement se constituer en commune avec la construction d’une mairie, d’une école, ...

Peu de documents ou d’événements significatifs reflètent la période qui s’étend de la Révolution à la deuxième guerre mondiale. Le personnel communal était composé du garde champêtre et du secrétaire de mairie qui occupait également la fonction d’instituteur. L’école n’avait qu’une seule classe jusqu'en 1936. C’est à la suite de la division de la ferme du château que la commune se développa. C’est à ce moment-là que le lotissement Jardin a vu le jour. Le village est un lieu de villégiature pour de nombreux citadins. A l’approche de la guerre, beaucoup d’entre eux finiront par s’installer définitivement au Plessis-Pâté.

 

1937

En 1937, l’aménagement du terrain d’aviation vit le jour. En 1940/41, l'aménagement de la piste par les Allemands provoqua la destruction de la Ferme de la Justice et du hameau de Charcoix. En juin 1940, Plessis-Pâté essuya des tirs d'artillerie. A la suite des bombardements de l'aviation alliée, de nombreux Plesséiens quittèrent le village occupé par l'envahisseur. Du terrain d'aviation, partirent des escadrilles qui bombardaient l'Angleterre, jusqu'à la fin de la guerre. Le danger se fit de plus en plus présent, poussant une nouvelle fois les habitants au départ. Face à l’avancée des troupes de libération, les Allemands, sur le point de partir, dynamitèrent le château des Bordes. Le feu fit rage pendant plus de 24 heures, s'étendant jusqu’au bois du domaine des Bordes provoquant l’explosion du dépôt de munitions et des hangars qui abritaient les bombardiers allemands.Le village sera libéré en 1944. Dans les années 1960, le Plessis-Pâté vit sa population s'accroître grâce à la création de divers hameaux.

  • Les Castors en 1965
  • Les Tourelles en 1973
  • European Homes de 1974 à 1976
  • La Roseraie de 1975 à 1976
  • Le Bosquet en 1976
  • Le Clos Mélines en 1977
  • Les Charmilles et Le Clos Beauchamps en 1978
  • Le Hameau du Plessis en 1981
  • Le Pré de la Noue en 1984

En 1979, la construction du centre commercial des Arcades du clos permit l'implantation de certains commerces. De plus, les différentes zones industrielles implantées sur le territoire de la commune favorisent son développement.

 

1988

Une étude approfondie des armoiries du Plessis-Pâté a été effectuée. Après de nombreuses recherches, on constate qu'il n'existait pas de blason pour notre ville. Il fallait donc créer notre écu. En se basant sur les caractéristiques principales du Plessis-Pâté et de son environnement, il est imaginé un blason pour la commune : 

  • un épi de blé symbolisant l'agriculture locale
  • une fleur de lys représentant l'Ile-de-France
  • un oiseau afin de rappeler que le centre d'essais en vol (CEV) de la base militaire était installé sur la commune.

 

Construction du quartier Pouletterie, entre 1994 et 1996.

 

 

1997

Le jeudi 4 décembre 1997, lors de l'importante campagne de travaux de restauration de l'Église, une sépulture fut découverte dans le bras sud du transept. Tout indique que ce tombeau est celui d'un personnage important, de noble lignée.

Le cercueil est placé dans l'axe de la partie Sud du transept. Les pieds orientés vers l'autel et la tête orientée à l'ouest indiquent qu'il s'agissait d'un laïc. Il était protégé par une petite voûte en moellons hourdés au plâtre. C'est le sommet de ce caveau qui s'est effondré lors de la dépose du carrelage et qui a permis cette découverte.

Le cercueil est constitué d'une double enveloppe : une enveloppe extérieure en chêne très épais dont il ne reste plus que quelques fragments en partie basse. La seconde est un sarcophage en plomb d'une épaisseur de 2mm du type anthropomorphe, abritant le corps. La disparition de la plaque sur la partie en plomb donne quelques regrets de ne pouvoir identifier avec certitude ce personnage.

Plusieurs suppositions sont possibles:

Il peut s'agir de Geoffrey de laigue, Baron du Plessis-Pâté qui fit restaurer l'église au milieu du XVIIème siècle, ou encore d'un de ses proches.

On peut être en présence de la dépouille du Comte de Sebbeville ou de son épouse. D'après "l'histoire du Diocèse de Paris", de l'Abbé LEBOEUF : "On voit dans l'église du Plessis-Pâté le Mausolée en marbre de la Dame Benoîte Bourdis, épouse du Comte de Sebbeville, morte en septembre 1706. Monsieur de Sebbeville, son mari, décéda le 23 août 1728. Il est inhumé auprès d'elle".

Le Mausolée en marbre dont il est question a peut-être été déposé en 1890, lors de la campagne de travaux importante dont fut l'objet l'église Notre-Dame des Victoires. L'emplacement de cette sépulture est matérialisé par une pierre en liais dans le carrelage en terre cuite qui a été posé lors de la dernière restauration de l'église.

 

2001 et 2003 : La Rogère, située derrière le vieux Plessis

 

Les appellations successives du village :

  •  De 1218 à 1677 : Le Plessis Pasté
  • De 1677 à 1709 : Plessis d’Argouges
  • De 1709 à 1789 : Plessis-Sebbeville
  • Depuis la Révolution : Le Plessis-Pâté